x---Débuut---x Cliique !!
sans que rien l'emmitÖufle
Et vlan ! Dans l'escalier,
elle perd une pantÖufle,
Sur laquelle le prince
se jette dare-dare. Il la brandit,
et devant l'assemblée déclare :
<<Celle au pied de qui
cette pantÖufle ira,
demain matin
ma fiancée sera !
Qu'Ön fÖuille la ville à fÖnd,
Il faut retrÖuver CendrillÖn ! >>
Ayant ainsi parlé,
plein de désinvÖlture
Il pÖse la pantÖufle
près d'un pÖt de saumure.
Mais ne vÖilà-t-il pas
qu'une des méchantes sÖeurs
(celle dÖnt les bÖutÖns
vÖus dÖnnaient mal au cÖeur)
s'empare prestement
de ce charmant Öbjet
et s'en va le jeter
dans les waterclÖsets.
Puis à sa place elle pÖse
(cÖup en vache assez mÖche)
La pantÖufle qu'elle ôte
de sÖn prÖpre pied gôche.
Ah ! Ah ! Sur CendrillÖn
l'étau tôt se resserre
Et l'Ön peut vÖir sa chance
la valise se faire.
Le lendemain le prince
s'en va sans plus attendre
Frapper à chaque pÖrte
pÖur retrÖuver sa tendre.
Dans chaque fÖyer c'est l'anxiété.
A qui peut être ce sÖulier ?
Il est lÖng, il est large,
il bâille énÖrmément,
un pied nÖrmal
s'y perdrait tÖtalement,
Et de plus, il sent fÖrt,
cÖmme un vieux rÖquefÖrt,
CÖmme quand la marée
s'est retirée du pÖrt.
Des milliers d'habitants
essaient pÖurtant la chaussure
Mais en vain :il n'y a
persÖnne à sa pÖinture.
Le tÖur arrive enfin
des deux méchantes sÖeurs.
La plus laide l'essaie.
Le prince hurle d'hÖrreur,
Mais elle s'écrie :
<<Il me va ! Il me bÖtte ! Sensass !
Il ferait beau vÖir
que tu ne m'épÖusasses ! >>.
Le prince pâlit jusqu'au
nÖmbril et même ailleurs.
Il bafÖuille : <<Excusez, j'ai un
rendez vÖus très urgent.
Pas questiÖn, répÖnd la pécÖre.
Tu dÖis tenir tÖn serment
Et mÖn pied a trÖuvé sa place
dans la fameuse gÖdasse !
Qu'Ön lui cÖupe la tête ! >>
Rugit alÖrs le prince.
Un sÖldat d'un grand cÖup d'épée
Détache prÖprement la tête de la pépée.
Le prince est ravi :
<<sa tête lui allait très mal !>>
La secÖnde méchante sÖeur
ramène sa figure
Et dit : <<à mÖi de jÖuer !
Qu'Ön me passe la chaussure !
- Essaie plutôt ça ! >>
glapit sans autre harangue
le prince. Avec sa grande
épée il la frappe, et bang !
Une autre tête tÖmbe
dans un flÖt de sang,
RebÖndit sur le sÖl
et rÖule un instant.
Du fÖnd de la cuisine,
épluchant des patates,
CendrillÖn entend le bruit mat
Des têtes qui tÖmbent
et rÖulent cÖmme des citrÖuilles.
Elle passe la tête
par la pÖrte et dit :
<<quel est ce charivari ?
- Mêle-tÖi de tes ÖignÖns !>>
répÖnd le malappris.
Le cÖeur de la pauvrette
alÖrs se brise en miettes.
<<MÖn prince ! S'émeut-elle
C'est un trancheur de têtes !
Je refuse absÖlument
d'épÖuser celui qui
cÖupe des têtes pÖur s'amuser !>>.
Le prince éructe :
<<Qui est cette sÖuillÖn bancrÖche !>>.
SÖudain, tÖujÖurs suivie
de sÖn flÖt de lumière
La bÖnne fée surgit
devant CendrillÖn, pas fière,
Et fait tÖurbillÖnner
sa baguette magique.
<<CendrillÖn ! S'écrie-t-elle,
fais un vÖeu.
Demande-mÖi
tÖut ce que tu vÖudras
et crÖis-mÖi,
PÖur le réaliser
il ne tiendra qu'à mÖi.>>.
CendrillÖn répÖnd :
<<Marraine, bÖnne fée,
Cette fÖis-ci je ne
me ferai pas piéger,
Je ne veux plus de princes,
je ne veux pas d'argent,
De ces dÖuceurs-là
j'ai eu mÖn cÖmptant.
Je vÖudrais épÖuser
un hÖmme sans histÖire,
Quelqu'un de bien
qui ne sÖit pas trÖp pÖire >>.
Une minute après,
CendrillÖn épÖusait
un gars très mignÖn
Fabricant de cÖnfiture
d'Öranges et de citrÖns ;
Il vend de la marmelade
faite à la maisÖn.
Leur maisÖn est remplie
de rires et de jeux;
Ils vivent depuis lÖrs
tranquilles et
heureux.


